Nager avec les dauphins : Pour ou contre ? – Publié sur TC Nouvelles/TC Média

Publié sur l’application de TC Nouvelles / Par TC Média – Le samedi 26 novembre 2016

– Par Ariane Arpin-Delorme

(Source de l’image : Wikimedia commons – Droits d’utilisation acceptés)

Nager avec les dauphins, que ce soit avec des individus dans leur environnement naturel ou en captivité, gagne en popularité! On discute même maintenant que cette expérience aurait peut-être des bienfaits thérapeutiques!

Ce rêve tant chéri, se retrouve sur de nombreuses « bucket list » ! C’est le genre d’excursion qui est proposé depuis très longtemps via les hébergements en formule tout compris dans les Caraïbes.

Mais est-ce que cette expérience est en fait réalisée la plupart du temps de façon responsable et durable ou non ? Est-ce que les voyageurs se vouant à cette activité sont vraiment conscients des impacts négatifs sur ces mammifères.

Lors de visite de parc marin ou d’aquarium :

Nager avec les dauphins en captivité peut sembler amusant. Mais leur dure réalité est souvent cachée. Les statistiques ont démontré que l’espérance de vie de tous ces mammifères marins en captivité dans les parcs marins est considérablement raccourcie. Ces animaux si intelligents, sociaux sont contraints de vivre dans des conditions de confinement artificiel, loin de leurs familles. Certains y laissent même leur vie lors de la capture ou du transport dans leurs réservoirs ou bassins.

La capture

Les dauphins continuent d’être capturés dans leur environnement naturel et non pas car ils étaient en danger, mais plutôt afin de répondre à la demande croissante de voyageurs souhaitant vivre l’expérience de nager avec eux. Et on ne parle même pas des méthodes utilisées pour les capturer et les transporter souvent assez cruelles. Les dauphins capturés font déjà parties de populations menacées par d’autres activités humaines.

La vie en captivité

En captivité, les dauphins sont incapables de communiquer proprement, de chasser, d’errer et ont du mal à se reproduire. Le stress de leur confinement entraîne souvent des troubles de comportement ainsi que réduit leur résistance à la maladie et la mort. Ils ne peuvent pas échapper aux nageurs ou plongeurs qui souhaitent à tout prix interagir avec eux souvent à la journée longue. Certains démontrent des signes de détresse quand ils sont à proximité d’êtres humains. À noter que les bijoux peuvent aussi endommager leur peau délicate.

L’exposition et la pollution

De nombreuses installations gardent les dauphins dans des enclos sur la côte. Lors d’ouragans, les conséquences peuvent être bien sûr très graves pour les dauphins dans ces enclos marins. La qualité de l’eau peut également être un problème, surtout lorsqu’elle est un peu plus stagnante dans les bassins. Ces derniers sont souvent trop peu profonds, exposant donc les dauphins au grand soleil. Souvent situés près des complexes hôteliers et des villes les eaux peuvent également contenir des niveaux élevés de pollution.

Aussi mauvais pour les nageurs et plongeurs

Les dauphins sont des animaux sauvages et imprévisibles, même si bien formés. Une étude WDC a révélé de nombreux incidents de comportements agressifs de la part des dauphins envers les nageurs : morsures, égratignures, abrasions et même, des os brisés. Les dauphins sont aussi porteurs de maladies qui peuvent être transmises à l’homme. Étant bien puissants, ces derniers pourraient même entraîner les nageurs avec eux sous l’eau.

Malgré que cette expérience demeure sur la « liste de rêves à accomplir » de nombreux voyageurs, elle peut rester décevante et loin d’être naturelle et authentique dans ces circonstances. À réfléchir !

Nager avec les baleines ou les dauphins sauvages – l’alternative ?

Il n’y a aucune preuve scientifique que la «thérapie de dauphin» est efficace. Je ne peux donc pas vraiment recommander cette pratique. Il est difficile d’assurer qu’elle ne représente pas une expérience intrusive ou stressante pour les baleines ou les dauphins.

Dans certains endroits, les dauphins sont régulièrement perturbés par des bateaux qui « abandonnent » les nageurs dans l’eau à côté d’eux. Plusieurs ont quitté leur domicile habituel en faveur des zones plus calmes. La perturbation de leur source d’’alimentation et de repos a définitivement un impact à long terme sur leur santé et leur bien-être.

On dénote des exemples de blessures aux dauphins causées par les hélices des bateaux. Et sans parler du risque de devenir dépendant des humains pour la nourriture, comme certains exploitants de bateaux les attirent vers les nageurs utilisant cette méthode.

Il y a de l’espoir !

Cependant l’observation des dauphins et des baleines en kayak par exemple peut être une alternative intéressante, offrant d’excellentes occasions de voir ces merveilleux mammifères dans leur environnement naturel.

Prioriser des entreprises étant membres d’associations sans but lucratif luttant pour la protection de la faune. Vos dons permettront aussi de poursuivre la recherche et fourniront une source de revenus pour les communautés côtières.

Pour en savoir plus sur les menaces qui pèsent sur ces dauphins solitaires et les risques liés à l’interaction avec eux, consulter l’onglet «Solitary dauphins» de l’organisme WDC.

Comment faire la rencontre avec un éléphant… autrement – Publié sur TC Nouvelles/TC Média

Publié sur l’application de TC Nouvelles / Par TC Média – Le samedi 12 novembre 2016

– Par Ariane Arpin-Delorme

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Nous avons tous une « bucket list » d’expériences que l’on aimerait vivre ou de destinations que l’on aimerait tant découvrir avant de mourir !

De retour d’Afrique à l’instant, ça m’amène à vous parler d’une expérience qui se retrouve sur de nombreuses listes : la balade à dos d’éléphants.

Il y a assurément un air de romantisme à faire une balade à dos d’éléphant. Assis sur le dos de ce géant traversant des plages de sable blanc le long d’une mer turquoise, ou au travers la jungle…

Qui n’aimerait pas affirmer qu’il a voyagé en Thaïlande et a eu la chance de monter sur le dos d’un  éléphant ?

Mais, la vérité est qu’avec l’information que nous avons en main aujourd’hui, nous devrions éviter cette expérience pour le bien des éléphants.

Aux États-Unis, des organisations telles que la Humane Society ainsi que l’Association des zoos et aquariums sont fermement contre les balades à dos d’éléphants en raison de l’abus que subissent ces derniers lors de leur apprentissage ainsi qu’au sujet de la sécurité des voyageurs. Je crois que la plupart des gens ne sont tout simplement pas au courant de cette réalité !

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Quelles raisons de privilégier des façons plus humaines de se rapprocher des éléphants au lieu de monter sur leur dos :

L’entrainement

Le mahout formera les éléphants qui seront utilisés au sein de l’industrie du tourisme. Les jeunes éléphants sont arrachés à leurs mères et piégés dans de minuscules espaces, abusés avec des bâtons de bambou à clous afin de les affamer. C’est une pratique générale e longue date et acceptée en Thaïlande par exemple, tel dans les cirques.

La santé

La colonne vertébrale de l’éléphant n’est en fait pas en mesure de bien supporter le poids de personnes. Porter des touristes sur le dos toute la journée peut conduire à des lésions permanentes. De plus, le poids inconfortable de la chaise attachée à leur dos peut causer des infections et blessures. Certains en laissent même leur peau.

L’interaction sociale

Les éléphants, comme les humains, ont besoin de socialiser ainsi que de se sentir à proximité de leur famille et amis. Ceux-ci ressentent de la douleur, de la tristesse, du bonheur et plus encore. Cependant, au contraire de ce qu’ils ont besoin, ils vivent essentiellement isolés dans plusieurs camps d’éléphants.

Les conditions de vie

Les éléphanteaux sont attachés aux mères pendant les balades, ce qui peut leur causer des blessures devant suivre le rythme souvent trop rapide. Afin de poursuivre la randonnée, le mahout les poussera avec leur bâton de bambou leur causant de graves traumatismes. La plupart des camps vont aussi enchaîner ces éléphants quand ils ne travaillent pas, sans souvent les nourrir suffisamment.

Plusieurs voyageurs mentionnent être témoins de la détresse des éléphants lorsque ceux-ci balancent leurs tête, soit un signe de stress psychologique grave.

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Heureusement, il est tout de même possible de vivre cette expérience extraordinaire, mais de façon plus responsable ! Une bonne règle à retenir est de ne pas encourager les campements qui proposent des balades à dos d’éléphants. Rappelez-vous, tous ces éléphants ont souffert de la torture.

Selon l’endroit où vous vous trouvez, il y a maintenant davantage de projets de conservation qui vous permettent de les nourrir, de les baigner et de passer du temps avec eux sans leur causer d’autres dommages.

Les parcs comme le Elephant Nature Park ou Boon Lott Elephant Sanctuary dans le nord de la Thaïlande sont deux bons exemples qui jouissent d’une bonne réputation et permettent l’interaction homme-éléphant sans compromettre la sécurité de l’éléphant.

Par le fait même, j’aimerais vous faire part d’une campagne de sensibilisation : I Worry (http://iworry.org/) mise sur pied par la Fondation : The David Sheldrick Wildlife Trust (http://www.sheldrickwildlifetrust.org/) dédiée à protéger et à conserver la faune africaine, plus particulièrement les espèces en danger et victimes du braconnage, tel les éléphants et les rhinocéros.

Bonne prochaine rencontre avec un éléphant !

Comment s’y retrouver avec la mode du tourisme ‘’vert’’ – Publié sur TC Nouvelles/TC Média

Publié sur l’application de TC Nouvelles / Par TC Média – Le samedi 17 septembre 2016

– Par Ariane Arpin-Delorme

(Source de l’image : Sur Pixabay – Droits d’utilisation acceptés)

On entend parler de tourisme « vert » depuis un moment déjà !

Mais comment peut-on s’y retrouver et s’assurer que l’on pose les bonnes actions et que l’on encourage les bons prestataires de services, suivant nos valeurs ?

C’est facile de s’y perde comme la plupart des compagnies ont intérêt aujourd’hui à orienter leurs efforts marketing en ce sens, mais ne respectent pas nécessairement les critères et ne sont pas obligatoirement membres certifiés d’associations reconnues.

En fait, plusieurs facteurs ont mené à devoir prendre conscience que l’on ne peut plus voyager comme on le faisait, entre autres dû aux effets du tourisme de masse (ou surtourisme) qui, après avoir rendu complètement dépendants certains endroits et communautés, laisse maintenant la destination dans un piètre état au niveau de l’environnement et a même amené le changement ou la perte des traditions locales.

C’est un tourisme à court terme ! Et on ne peut pas blâmer les populations locales qui sont dans le besoin.

C’est quoi le Tourisme responsable et durable ?

Voyager de façon responsable et durable c’est être intéressé à en apprendre davantage sur l’impact que l’on peut avoir sur l’environnement et les communautés locales. C’est d’essayer de créer un effet positif (ou changements positifs s’il y a lieu par que l’on a tous une influence que l’on le veuille ou non). Enfin, c’est surtout de laisser le moins possible d’impacts négatifs ou de ‘’traces’’ suite à notre passage en faisant des choix judicieux au niveau du transport, de l’hébergement, des repas, etc..

L’Écotourisme, qu’est-ce que ça comporte exactement ?

L’écotourisme rassemble toutes les formes de tourisme axées sur la nature et dans lesquelles la principale motivation du voyageur est d’observer et d’apprécier la faune et la flore ;

Il doit comporter une part d’éducation et d’interprétation ;

Il est généralement organisé en petits groupes restreints, mais pas uniquement, car peut être à l’individuel ET doit encourager de petites entreprises locales spécialisées ;

Il favorise la protection des zones naturelles ;

Il s’accompagne de retombées négatives limitées sur la population locale.

À noter que le choix d’hébergement devrait aussi prioriser des éco lodge qui, dès leur construction, ont essayé autant que possible de préserver l’environnement et de limiter la destruction de celui-ci (par exemple certains maisons dans les arbres au Costa Rica) ET priorise les énergies renouvelables (panneaux solaires, etc..).

À ne pas confondre avec le tourisme d’aventure, soit la pratique d’activités et de sports plus ou moins extrêmes en plein-air, mais qui ne respecte pas nécessairement l’environnement.

Destinations vertes

Quelques idées de belles destinations offrant davantage des possibilités de tourisme vert et d’écotourisme : Costa Rica, Rwanda, Équateur, Sri Lanka, Madagascar, Martinique, Borneo, Sénégal, France, etc..

Certifications

Afin de faire sa part, l’idéal est déjà de choisir d’encourager des agences de voyage et prestataires de services qui sont membres de certifications reconnues. Voici quelques exemples de certifications facilement reconnaissable par leur label/logo et qui s’assure de contrôler l’industrie touristique et de mettre en valeur leurs membres responsables :

The Rain Forest Alliance : http://www.rainforest-alliance.org/fr

The Green Key : http://greenkeyglobal.com/

Earth Check : https://earthcheck.org/

Green globe : http://greenglobe.com/

European ecolabel : http://ec.europa.eu/environment/ecolabel/

La clef est d’agir autant de façon responsable, en reproduisant en voyage toutes les petites actions importantes à faire au quotidien chez soi pour protéger l’environnement et pour respecter sa communauté.

Et aussi de s’informer et de poser les questions à son agence de voyage et aux associations.

La visite des bidonvilles sous un angle touristique, pour ou contre ? – Publié sur TC Nouvelles/TC Média

Publié sur l’application de TC Nouvelles / Par TC Média – Le samedi 06 août 2016

– Par Ariane Arpin-Delorme

(Source de l’image : Wikipedia – Droits d’utilisation acceptés)

Aujourd’hui, considéré comme un « type de tourisme » à part entière, le phénomène controversé de la visite de bidonvilles prend de plus en plus de popularité et attire assurément les curieux avides de « réalité » !

Est-ce que l’on vous a déjà offert, une fois à destination, de vous balader parmi les quartiers disons beaucoup moins fortunés, souvent situés en banlieue du centre-ville ou bien le long des voies ferrées ? Qu’est-ce que vous en avez pensé et comment vous êtes-vous sentis ?

Plusieurs voyageurs se sentiront probablement mal à l’aise avec l’idée de « riches touristes » qui paient pour regarder la misère des autres, pouvant s’apparenter à un certain voyeurisme.

La visite des bidonvilles est offerte par plusieurs agences de voyages locales, et « vendue » comme une alternative au tourisme traditionnel et une façon apparemment plus réaliste d’entrer en contact avec la population.

En premier lieu, on définit les bidonvilles par des zones urbaines habitées en manque de logement durable, d’espace de vie suffisant, d’accessibilité à de l’eau potable, d’accès à un assainissement adéquat, sans sécurité et sous la pression d’être expulsé à tout moment. Le même scénario qu’un « taudis » ici.

On retrouve entre autres ce genre d’excursion au Brésil où l’on estime que 40 000 touristes visitent les « favelas » de Rio de Janeiro chaque année. Tandis qu’environ 300 000 touristes visitent les townships en Afrique du sud. On retrouve d’autres tours du même type également répandus en Inde, au Kenya, au Mexique, en Colombie, et dans de nombreux autres pays en développement.

Mais une question importante à se poser en tant que voyageur : Est-ce possible que ce genre de visites demeurent éthiques et qu’elles contribuent à atténuer la pauvreté ?

Les promoteurs de ce type de tourisme de la pauvreté font valoir que cette forme de tourisme :

  • Peut contribuer à un changement dans la représentation des bidonvilles et de sa population;
  • Peut devenir un moyen légitime de lutter contre la pauvreté;
  • Que les visites aident les touristes à mieux comprendre le monde et à ce que ces derniers deviennent plus compatissants.

Les opposants affirment (résidents et autres) :

  • Que ce genre de tourisme ne fait qu’exploiter les plus pauvres et n’ajoutent pas vraiment à la compréhension de ce que ces gens endurent;
  • Que la motivation première d’entreprendre ce genre d’expérience est principalement liée au voyeurisme de la pauvreté et que les droits fondamentaux des résidents locaux à la dignité et la vie privée sont souvent compromis.
  • Que les avantages réels atteignent juste un petit pourcentage de la communauté et qu’ils sont principalement dirigés vers ceux qui sont impliqués avec la vente des souvenirs ou des objets d’artisanat.

Il devient difficile pour les touristes de savoir quels circuits sont pris en charge par les communautés et d’en connaître les avantages réels.

L’association Tourism Concern croit que les meilleures personnes pour conseiller les touristes sont les résidents eux-mêmes.

Cette association a effectué quelques études dans l’une des plus grandes « favelas » de Rio de Janeiro, le Rocinha ayant une population officielle de plus de 69 000 habitants (mais le nombre réel est au moins 200 000).

On associe généralement et malheureusement les « favelas » à la circulation de la drogue et à la violence, mais aussi connues pour être des lieux de grande expression culturelle.

L’art devrait donc devenir un excellent produit à proposer aux touristes étrangers qui recherchent aussi une expérience authentique.

Aujourd’hui, au moins 7 agences de voyages opèrent maintenant des visites dans Rocinha (mais seulement 1 agence appartient à un résident de la « favela »).

Cependant les résidents croient encore que le tourisme a le potentiel d’avoir un effet positif sur un plus grand nombre de personnes :

  • Si les résidents locaux avaient le contrôle et pouvaient bénéficier du revenu des activités engendrées, cela pourrait apporter des avantages durables à certaines des communautés les plus pauvres;
  • Les agences de voyages devraient encourager financièrement des projets sociaux, des coopératives, des écoles, etc..
  • Ces dernières devraient employer des guides locaux qui habitent dans la « favela ».
  • Inciter à rencontrer les artisans dans leurs studios et les encourager;
  • En fait, la population de la « favela » ne veut pas recevoir « la charité », mais elle souhaite être en mesure d’en faire son gagne-pain (ou en partie) et de partager sa culture.

Depuis cette étude par Tourism concern, au moins 1 agence a mis en place un projet social financé par les revenus des visites touristiques.

Il y a de l’espoir !