Le rêve d’une vie : Observer les gorilles des montagnes au Rwanda – Publié sur TC Nouvelles/TC Média

Publié sur l’application de TC Nouvelles / Par TC Média – Le samedi 13 mai 2017

– Par Ariane Arpin-Delorme

 © Tous droits réservés – Nelis Wolmarans

Imaginez-vous à parcourir la jungle dense des montagnes du Rwanda à la rencontre des rares familles de gorilles des montagnes, telle la primatologue Dian Fossey…

 

Vous ne pourrez rester indifférents suite à la rencontre des plus privilégiées avec ces magnifiques créatures ressemblant de si près à l’homme… Je suis choyée d’avoir eu l’opportunité de vivre cette expérience deux fois plutôt qu’une, soit au Rwanda l’année passée et il y a quelques mois en Ouganda. Ces moments uniques des plus significatifs restent définitivement à jamais graver dans ma mémoire et je dois avouer avoir même versé quelques larmes !

 

On retrouve en fait qu’une dizaine de familles de gorilles des montagnes dans ces 3 parcs limitrophes : le parc national des Volcans au Rwanda,  le parc national de la forêt impénétrable de Bwindi en Ouganda ainsi que le parc national des Virunga en République démocratique du Congo. La situation politique tendue de cette dernière destination rend cependant les visites touristiques plus difficiles et le braconnage est malheureusement encore présent.

 

Cette dizaine de familles de gorilles est accessible à recevoir, en nombre bien limité, de petits groupes de touristes accompagnés. Cette activité fait maintenant partie intégrante de l’industrie du tourisme du Rwanda et de l’Ouganda et ce, de façon durable et responsable pour les communautés en général et celle vivant du braconnage dans le passé.

 

 

© Tous droits réservés – Nelis Wolmarans

RWANDA

Laissez-moi vous parler davantage de ma première expérience au « pays aux mille collines » pour laquelle je suis tombée en amour. Le Rwanda, aux paysages couverts de bananeraies et de plantations de thé, jouit d’un climat bien agréable, situé en moyenne altitude. Le long d’une route sinueuse, je me dirige vers Musanze où j’y passe la nuit à la chaleur du foyer dans ma chambre modeste. Au même moment, une équipe de 2-3 pisteurs partent à la recherche de l’endroit où chaque famille de gorilles aura établit son ‘’nid’’ temporaire pour la nuit. Les premières lueurs de l’aube déchirent les pans de brume accrochés aux sommets des Karisimbi, Sabyinyo, Visoke, géants endormis aux pentes envahies par une végétation luxuriante. Je pars faire connaissance de mon guide d’expertise ayant passé la grande majorité de sa vie à interagir avec les gorilles, le considérant pratiquement comme membre de leur famille. Suivant ma préférence de marcher davantage en terrain plus escarpé, on m’assigne la famille Titus plus isolée au travers de la jungle dense (clin d’œil aussi à la famille de gorilles Bweza que j’ai eu la chance de rencontrer en Ouganda !). Des parcours plus accessibles sont aussi offerts selon où se retrouvent les familles composées de 8 à 20 membres. Je pars donc à l’aventure en randonnée, avec l’aide de guides et de porteurs ouvrant le chemin si nécessaire. Une belle complicité s’installe. Après plusieurs heures, les pisteurs nous annoncent que nous approchons de notre famille Titus, entrain de prendre une pause déjeuner avant de quitter vers leur prochain ‘’nid’’. La frénésie dans l’air est définitivement palpable et j’ai du mal à contenir ma nervosité.

© Tous droits réservés – Nelis Wolmarans

Malgré que l’on nous demande de garder une distance de 7 mètres en général, l’environnement fait que je me retrouve à pratiquement 1 mètre de Titus. La scène est presque trop parfaite, l’herbe bien tapée, rien n’encombre ma vue. C’est même des plus intimidants, mais en même temps complètement fou de partager en quelque sorte un bout du quotidien de ces anthropoïdes. Le permis nous permet de rester qu’une heure en la présence des familles, déjà que l’on dérange quelque peu leur quotidien, malgré toutes les précautions prises !

Titus est composée du mâle au dos argenté bien sûr (qui peut atteindre jusqu’à 250 kg et 1,70 m) toujours un peu en retrait des autres gardant un œil protecteur, de 3 mâles adolescents au dos noir, de 3 femelles ainsi qu’un bébé. Débonnaires, ils se nourrissent tranquillement dans leur univers végétal, se reposent et se donne des marques d’affection. Je croise le regard de certains, mais ne peut tenir longtemps de peur de déclencher une réaction. Il y a définitivement une émotion et compréhension qui traversent nos regards : une intensité difficile à expliquer. Il faut assurément le vivre pour bien comprendre !

COÛTS

Ce genre d’expérience exclusive a effectivement un coût élevé et ce, afin de limiter le nombre de voyageurs et surtout afin qu’une bonne partie des revenus qui en découle retournent aux équipes de guides, pisteurs, porteurs et communautés environnantes, qui vivaient autrefois entre autres du braconnage. Le coût du permis au Rwanda était au coût de 750$US par personne (au contraire de 450$US en basse saison et 600$US en haute saison dans la forêt impénétrable de Bwindi en Ouganda). Cependant, au même moment d’écrire cette chronique, j’ai reçu un avis officiel du gouvernement rwandais confirmant l’augmentation des frais, soit maintenant au coût de 1500$US par personne, effectif immédiatement pour toutes les nouvelles demandes. Des possibilités d’escompte allant de 15 à 30% seront possibles en combinant d’autres parcs et pour le tourisme d’affaires. Cette décision a pour but de renforcer la conservation du parc national des volcans au Rwanda et de contribuer au développement durable des communautés qui l’entourent. L’industrie du tourisme au Rwanda a réagi assez fortement ayant peur que le tourisme diminue, malgré les intentions responsables du gouvernement. C’est à suivre !

PROJETS DE CONSERVATION / VLLAGE CULTUREL DE IBY’IWACU

Partir en expédition à la découverte des gorilles des montagnes c’est aussi se donner la chance de rencontrer des peuples qui vivent de façon encore bien authentique et qui souhaitent de tout coeur partager avec vous la richesse de leurs traditions hautes en couleurs. Ceux-ci comprennent maintenant l’importance de protéger et conserver la faune qui les entoure, ouvrant de nouvelles opportunités maintenant auprès de l’industrie du tourisme. Avec la menace d’extension de plusieurs espèces, en tant que voyageur, il est essentiel à mon avis d’encourager les associations et organismes qui mettent en place des projets de sensibilisation à la conservation et réhabilitation de la faune, d’éducation et de valorisation des communautés locales. Ces derniers prennent des actions drastiques pour essayer d’enrayer le braconnage.

Je vous recommande fortement de visiter le village culturel de Iby’Iwacu, conçu exclusivement dans cet esprit de conservation et durabilité : http://cbtrwanda.org/

POINTS FORTS DU RWANDA :

La visite du musée du génocide de Kigali (difficile mais essentiel) ;

L’observation des derniers gorilles de montagne au parc national des volcans ;

La visite du village culturel de Iby’Iwacu ;

La cueillette du thé et dégustation dans les superbes plantations ;

La rencontre avec les chimpanzés et autres primates de la forêt de Nyungwe ;

La balade sur le lac Kivu parsemé de milliers d’îles ;

Les paysages verdoyants et de terre rouge des 1000 collines…

 

C’est fut définitivement l’une des expériences les plus incontournables que j’ai vécus de toute ma vie !

 

 © Tous droits réservés – Nelis Wolmarans

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Palettes de verts et Ayurveda

Le centre du pays est sans aucun doute la région la plus éblouissante du Sri Lanka. Traversant une chaîne de montagnes aux sommets de plus de 2500 mètres, c’est une véritable palette de verts ; vert émeraude des palmes de cocotiers et de la jungle profonde ; aux nuances lumineuses des théiers en passant par le vert fluo des jeunes pousses de riz. Des fruits exotiques y poussent en abondance : mangues, papayes, ramboutans (genre de lychees), durians, mangoustines, melons d’eau, bananes,… J’en mange à me rendre malade!

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Quoi que les plantations de thé ont aussi fait parties à quelques reprises de ce voyage-ci, en Asie, je dois avouer que c’est encore un régal pour les yeux! Les buissons, poussant le long de pentes quelquefois bien à pic, sont petits et bien soignés. Mais s’ils étaient laissés à eux-même, ils atteindraient 10 mètres de haut. Le Sri Lanka se retrouve maintenant au premier rang mondial en tant qu’exportateur de thé! Les cueilleurs sont toutes des femmes, la plupart Tamoules, venant de l’Inde. Même scénario dans les usines de transformation. Lorsque c’est possible, j’aime m’arrêter et aller à leur rencontre dans les champs. Elles sont si belles, malgré leurs conditions de vie difficiles se lisant dans leurs visages bien ridés, portant des saris multicolores. De vrais moments significatifs!

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On se donnera aussi la chance de traverser la région où l’on retrouve la plupart des plantations de thé, à bord d’un train… disons bien local! C’est vraiment mon moyen de transport préféré et si relax! Pour arriver à la petite ville touristique d’Ella, où l’escarpement de 1 000 mètres se divise en deux et la vallée plonge à pic dans la plaine. Vue sensationnelle de l’hôtel, apercevant deux grandes chutes au loin!

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À chaque fois que c’est possible lors d’un voyage, je ne manque pas de découvrir les jardins d’épices et de plantes médicinales par le fait même. Le guide est vraiment génial, ayant étudié 5 ans comme médecin ayurvédique, travaillant aussi au sein d’un hôpital. Mais celui-ci semble vraiment penser que Mike aurait sûrement besoin de viagra naturel…

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J’essaierai aussi le fameux traitement Shirodhara, qui consiste à se faire verser une huile chaude sur le commencement du cuir chevelu, suivant un balancement rhytmé. J’avoue que décrit ainsi… ça peut paraître une de ces techniques de torture… Mais au contraire bien sûr, c’est une superbe sensation!

(Source de l’image : Wikimedia Commons – Droits d’utilisation acceptés)

La médecine ayurvédique, signifiant la «science ou connaissance (veda) de la vie (ayur)» est en fait le système médical complet le plus vieux au monde aux origines remontant à près de 4000 ans. Cette philosophie fait partie intégrante de la culture populaire du Sri Lanka (comme dans le sud de l’Inde) et correspond à un véritable art de vivre, basée sur l’interdépendance de l’homme avec toutes les autres formes de vie! J’en apprend toujours davantage à chaque fois. Quoique j’en oublie par la suite, j’aime pensé avoir quelques outils en main au lieu de me fier à la médecine traditionnelle un peu limitée!

Afin d’en apprendre davantage sur l’Ayurveda, voir le lien suivant : http://www.inde-en-ligne.com/medecine.htm

Jungle et mystérieux temples de Solo

Train bien local vers Solo au nord afin de profiter de la tranquillité de la campagne. Les gens sont si sympathiques! L’hôtel est vraiment géniale, écologique, bien garnie de végétation aux murs complètement couverts de plantes, plantations de riz, chutes,… Balade en pousse-pousse (vélo-taxi) vers le marché de Galabo où l’on se perd parmi les dizaines et dizaines de petits stands de bouffe locale, de musique «live» et de centaines de sorte de bananes. Visite du complexe de Mangkunegaran, où l’un des Sultans de Solo séjourne, avec l’un des meilleurs guides que j’ai eu je crois, qui drôlement travaille avec des agences de voyage québécoises que je connais. Tant de richesses et de cadeaux provenant de partout dans le monde se retrouvent dans ces palais de Sultans. Plantations de thé à perte de vue sur les collines très apic. L’endroit parfait pour se faire donner des massages javanais, en nature.

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Découverte spontanée du temple de Ceto, de pierre noircie et aux toits de chaume, où une constante brume rend l’atmosphère bien mystérieuse. Le temple de Sukuh, aux apparences de temple maya, déploie des fresques érotiques.

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Nous pensions nous reposer et enfin bien dormir comme nous sommes à la campagne, mais malheureusement une célébration de trois jours, suite à un mariage a lieu. La musique de mauvais goût joue à fond au son distorsionné au moins jusqu’à 1h00 du matin. L’appel et les chants de la mosquée reprennent à 4h00 du matin… et la musique suivant la cérémonie reprend à 5h00… Le bruit en voyage, à n’importe quelle heure de la nuit, est souvent aussi un petit choc culturel… Au moins, on aura eu la chance de rencontrer les mariés!

Tranquillité et cocotiers

Petite halte à Chiang Mai (dommage que nous nous soyons manqué Laetitia!) afin de prendre le train de nuit vers Bang Saphan au sud pour quelques jours de farniente. Notre train devait arriver vers 6h30 à Bangkok afin que l’on puisse pouvoir prendre l’autre train vers 8h pour Bang Saphan. Mais bien sûr, ce n’était pas très réaliste comme en plus notre train allait au ralenti. Quelle chance que le chef de cabine a fait retarder l’autre train à Bangkok afin que nous puissions le rattraper en banlieue. Course folle au milieu des rails afin de passer devant le train, encore en mouvement, et sauter dedans avec notre maison sur le dos… Ouf que d’aventure!

Vive les bons contacts… Nous avons le droit à un superbe bungalow avec salle de bain et jaccuzzi extérieurs… qui s’est transformé en immense machine à laver (à ne pas faire dans un hôtel!), et qui est devenu hors de contrôle avec la mousse…

Balade sur la longue plage déserte rencontrant une multitude de petits crabes…Vélo parmi les plantations de cocotiers parsemés de petites usines familiales de transformation du coco. Les gens sont très souriants et nous saluent à tout coup. Découverte d’un petit joyau, un complexe de monastères, entourant un petit étang avec une multitude d’immenses poissons chats gris et rouges.

J’ai enfin le temps d’apprendre à manier le ciseau et le peigne, en coupant les cheveux de Mike. Tradition en voyage : rasage du crâne!

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Histoire de thé

Les plantations de thé, cultivées à flanc de montagne, sont à perte de vue. C’est vraiment impressionnant! Les premières plantations en Thailande ont été fortement encouragé par le Roi, afin de lutter contre la culture de l’opium, et suivant aussi la popularité de cet exilir en occident. Ajoutez menthe, gingembre, lime, tamarin, clou de girofle et cannelle afin d’en faire un succulent mélange. Le marché chinois pittoresque de Doi Mae Salong (ou Santikiree) nous permet de faire la dégustation d’une dizaine de variétés de thé chez une dame bien charmante (qui me fait penser beaucoup à ma mère). Elle utilise une technique pour infuser le thé et le servir que je n’ai jamais vu auparavant. C’est toujours une expérience agréable! Balade dans le vieux village authentique chinois de Wawee, aux lanternes rouges et dorées et aux bassins de fleurs de lotus fishuas. Les femmes y trient minutieusement les feuilles de thé, principalement pour en faire le fameux Oolong. J’ai hâte d’être au Sri Lanka pour goûter les thés noirs…

Si vous adorez le thé mais souhaitez réduire sa concentration de caféine, intéressant de consulter le site web suivant : http://www.wikihow.com/Minimize-Green-Tea-Caffeine

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Je dois avouer n’avoir jamais aussi bien manger végétarien en Thailande que pendant ce voyage. Curry vert assaisonné à la bergamotte, chili et lait de coco… Mike est aux anges, à n’être jamais rassasié!

Je ne me tanne pas jamais de me balader tranquillement dans ces marchés colorés et si vivants où l’on retrouve toute une foule de curiosités… des orchidées aux épices, de la canne à sucre aux poteries, des herbes fraîches aux insects sautés, des crapauds aux fruits tropicaux multicolores : plantains enrobés de feuilles de bananiers, papayes, pomelos, mangoustines, fruits de la passion, fruits du dragon, lychees, mangues,… Et bien sûr, à l’occasion, ces fruits du dorian qui puent à cent mille à la ronde…

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Pure nature du nord-est de la Thailande

Je souhaitais de tout coeur retourner au nord de la Thailande, plus particulièrement à Chiang Rai dans le nord-est. Retrouver cette végétation luxuriante, longeant la rivière Kok et le fleuve Mékhong… Rencontrer ces peuples si authentiques Karen (pour la plupart réfugiés birmans), Akka, Lahu, Lizo et Hmong.

Les panoramas sont extraordinaires… Rizières d’un vert fluo parsemées de buffles d’eau, collines garnies d’immenses bouquets de bambous vert et dorés… Terre rouge et bananiers… Arbres aux fleurs de frangipani et flamboyants rouges… Plantations d’ananas et de café de Doi Chang… Plantations d’arbres aveas à partir desquels on récolte le caoutchouc…

Montées aux chutes de Kaeo et de Phu Sang afin de se baigner dans les sources d’eau chaude ou les familles thais se retrouvent pour y pique-niquer et vivre le «sanuk», soit l’art de profiter du moment présent. On peut même faire bouillir ses oeufs dans certains bassins.

Balade en bateau au triangle d’or, ancien lieu du commerce de l’opium, aux frontières du Laos et de la Birmanie. D’un côté, de petits villages de huttes de pêcheurs, où les femmes démêlent les filets… et de l’autre… des nouveaux casinos construits par les Chinois et les Singapouriens, comme le jeu est interdit par le Roi en Thailande. Quel gâchis!

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