Panama authentique

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Noel sous la chaleur et la diversité du Panama! Quelle bonne idée se fut d’échapper à l’hiver québécois des plus froids! À refaire! Mais je vous en parle aussi en ce moment car juillet n’est pas si mal non plus (comme son voisin le Costa Rica!)

Pays regorgeant de merveilles au niveau de sa biodiversité (dont 976 espèces d’oiseaux et 1500 espèces d’orchidées). C’est en fait l’un des pays offrant un écosystème des plus riches et complexe de la planète. Des multitudes d’îles désertes paradisiaques à la jungle bien dense ; aux peuples Ngobe ou Kunas vivants de façon encore traditionnelle à la capitale de Panama City bien moderne et développée… Le Panama est sans aucun doute captivant et bien moins touristique et américanisé que le Costa Rica… à mon humble avis!

 

 

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Panama City, combinaison bien intéressante entre l’historique et l’ultra-moderne, est aussi considérée comme l’une des capitales les plus sécuritaires. On s’y sent assurément bien! La cité se divise en 3 quartiers principaux : les ruines historiques du 16e siècle du Panama Viejo ; le superbe quartier colonial du 17e siècle de Casco Viejo ; les gratte-ciels modernes du prospère quartier des affaires…

Le Canal du Panama, considéré aussi comme la 8e merveille du monde, a pris forme suivant le travail acharné de 250 000 personnes provenant de tous les coins du monde et ce pendant 10 ans. Débuté par les Français, les Américains ont repris ce projet d’ingénierie de 77 km, les plus difficiles jamais entrepris, après la faillite des premiers. Mais sous la condition principale que le pays serait reconnu en tant qu’état indépendant. Son impact sur le commerce maritime a été considérable. Chaque année, il est emprunté par plus de 14 000 navires transportant plus de 203 millions de tonnes de cargaison.

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À partir de Bocas del Toro, petite ville touristique et animée de voyageurs à sac à dos, nous prenons le bateau afin de parcourir son archipel et de nous poser à l’île du tigre. Archipel anciennement prolifique pour le commerce de bananes, chocolat et bois tropicaux. Minuscule complexe bâtit que sur un lit de mangroves, nous logeons dans un petit bungalow rose sur pilotis. Comme la saison des pluies achève à peine et que nous sommes isolés de tout, c’est la grande paix. Idéal pour poursuivre l’écriture de mon livre. Où y cultive ses propres algues afin de se faire des salades ou de se faire donner des soins de peau. Les alentours sont occupés par les peuples Ngobe, bien sympathiques. Visite du parc national de Zapatillas où on s’y balade au travers de cette immense forêt enchantée entourée de plages paradisiaques.

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Direction les montagnes pittoresques de Boquete où il fait bon de vivre dû au climat plus frais, situées en altitude. La région, considérée comme le Sangri-La panamien, est aussi le grenier du pays. Comme on y retrouve le volcan Baru, la terre est si fertile que tout y pousse : légumes, fruits tropicaux, agrumes, fleurs exotiques,… Le Panama est aussi un grand exportateur de café, offrant entre autres la meilleure variété nommée le Geisha (300$ la livre) ! Un pur bonheur pour les amateurs comme moi! Une foule d’expatriés américains, canadiens et européens s’y sont installés depuis un moment. En fait, le Panama offre d’excellents avantages pour les retraités afin de les encourager à s’installer au pays : de 10 à 50% d’escompte sur les soins médicaux, l’hébergement, les restaurants, les spectacles, le transport, l’achat de propriété,…

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Bien sûr, me connaissant, il fallait que j’entreprenne l’ascension du volcan Baru, d’une altitude de 3 475 mètres, il représente en fait le plus haut sommet de l’Amérique centrale. Cette fois-ci par contre, j’aurais presque espéré ne pas le savoir, comme la forme y était un peu moins, mais à ma grande surprise, c’est Mike qui a insisté! Donc, tôt le matin, sous un ciel bleu éclatant, nous entreprenons donc une constante montée de 13 km, au travers la forêt primaire. Wow, il y a tant de fleurs colorées : lys blanc, bougainvilliers fishuas, marguerite jaune, violette,… Un pur délice pour les yeux! Quelques champs cultivés ici et là! La montée paraîtra quelque peu interminable, mais la vue au sommet en vaudra la peine! Pique-nique su sommet, sur un petit pic rocheux où on a la chance d’observer l’Océan Pacifique et la Mer des Caraïbes en même temps! Longue descente afin de retrouver notre petit nid, au creux de la vallée et où des tyroliennes, à la canope des arbres, encerclent l’auberge.

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Quoi de mieux que de célébrer les festivités de Noel dans un pur paradis comme les îles de sable des San Blas, parsemés que de palmiers et de huttes en bambous, survolées par d’immenses pélicans. Entourés de coraux, les îlots sont de vrais paradis pour y plonger en apnée, comme entre autres l’île du chien où l’on y retrouve une épave de bateau entrain de disparaître sous la végétation marine colorée. Ou bien au milieu de nulle part, nous nous arrêtons pour se balader, de l’eau aux chevilles seulement, entourés d’immenses étoiles de mer orangées et d’une foule de dollars des sables de 20 centimètres de diamètres. Plusieurs voiliers voguent parmi ces eaux aux différentes teintes turquoise et bleues…le rêve! Séjour inoubliable sur l’un des îlots les moins occupés, Gandidup (l’île de Gandi, l’un des combattants pour les droits des Kunas).

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L’archipel d’îles est en fait géré complètement par le peuple des Kunas, se battant depuis toujours pour la protection de leurs traditions et pour leur indépendance. Ce que je trouve toujours admirable et de plus en plus rare dans le monde dans lequel nous vivons! Cependant, j’avais malheureusement quelques appréhensions à y aller selon ce que j’entendais de la plupart des autres voyageurs. Mais une fois de plus, mon expérience m’a prouvé qu’il faut rarement s’arrêter à ce que l’on entend et vérifier par soi-même. J’ai été agréablement surprise par la chaleureuse hospitalité et générosité que nous avons reçu de la part des Kunas. Quelle expérience extraordinaire!

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(Source de l’image : Wikimedia Commons – Droits d’utilisation acceptés)

En bonne compagnie, nous profiterons d’un vrai festin pour la veille de Noel suivi d’un autre festin de minuit! Wow, que de générosité à partager avec les 2 familles Kunas vivant sur l’île! Vraiment l’un des plus beaux Noel que j’aurai passé! Le jour de Noel même, nous avons la chance d’être invités au village afin de célébrer avec eux pendant cette journée où apparemment plusieurs vices sont permis. Les femmes portant encore le costume traditionnel sont superbes. De petite taille, elles se tatouent une fine ligne bleutée du front au bout du nez et portent un anneau doré sous celui-ci. Leur robe traditionnelle est faite de différents matériels colorés complétés d’un bandana. Plusieurs porteront leurs cheveux courts et surtout de superbes bracelets serrés faits de petites perles multicolores aux poignets et aux chevilles. Nous serons invités à boire le rhum chauffé et à fumer des cigarettes avec eux dans une salle remplie où les femmes et les hommes sont à part. Un endroit à revisiter en voilier dans le futur assurément.

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Quelques jours, ici et là à découvrir la capitale de Panama City, en plein boom, où de nombreuses tours modernes ont poussé au centre-ville depuis les dernières années.

Un pays à découvrir sans contredit! J’ai adoré!!!

Profitez-en pour consulter les liens ici-bas et vous donner des idées pour votre prochain périple : http://www.esprit-daventure.com/destination/voyages-en-ameriques/29-panama.html

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Les « Hommes de la forêt » de Borneo

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Route vers Sepilok, au centre, afin de rejoindre le camp de base de «Uncle Tan» (Un grand merci à Stéphane et Élisabeth pour ce super contact!). Nous nous enfonçons ensuite au milieu de la jungle, 3h loin de la civilisation. Balade en bateau, entouré de paysages d’immenses arbres fournis et de petites huttes en bambou habitant ces pêcheurs au filet dans leur barque précaire. Le lodge est bien authentique fait de bungalows à trois murs (style «lean to») sur pilotis. Les nuits seront quand même courtes, en pensant aux rats qui adorent apparemment fouiller dans nos bagages… Mais c’est quand même extraordinaire de dormir dans la jungle et d’être attentif à tous ces bruits!

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Safaris en bateau afin de découvrir la faune : singes macaques et gibbons, grands hérons, calaos au double becs, martin-pêcheurs très coloré, lézards monitors, crocodiles se faisant sécher sur les bancs de sable,… Le matin très tôt, en se réveillant en même temps que la faune, la lumière sur le fleuve est superbe sous cette brume. En soirée, une toute autre faune nocturne fait son apparition! Safaris à pied vers les collines environnantes et en soirée où nous faisons la connaissance avec quelques scorpions, mini grenouilles perchées sur les tiges de bambous, champignons fluorescents, immenses chenilles et milles pattes,… Des contacts bien significatifs avec le personnel du lodge bien attachant via des parties de soccer et des cours de cuisine!

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Nous croisons les doigts pour apercevoir quelques ourang-outans, se balançant d’arbres en arbres… Mais au moins nous aurons la chance d’admirer de grandes familles de singes proboscis, au corps des plus particuliers : nez retroussé lors de leur premières années et très protubérant par la suite ; immense ventre dû à leur quatre estomacs qui leur permet aussi de digérer des plantes venimeuses ; érection permanente comme ils adorent manger justement ces dites plantes…

(Source de l’image : Wikimedia Commons – Droits d’utilisation acceptés)

Visite bien appréciée du centre de réhabilitation des ourang-outans, traduction de « L’Homme de la forêt ». Une dizaine d’ourang-outans viendront nous rendre visite sur la première plateforme dans la jungle, afin de déguster un repas de banane et de lait. Ils se déplacent en se balançant le long des lianes avec une telle agilité! Ils semblent si intelligents et sensibles. Ceux-ci se retrouvent seulement sur l’île de Borneo et celle de Sumatra, en Indonésie. J’étais consciente que nous faisions partie de la même famille, mais je fus tout de même surprise d’apprendre qu’ils ont la même ADN que nous à 96%.

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Je ne peux résister d’adopter Chikita, un bébé orang-outan orpheline (comme les bébés restent jusqu’à l’âge de 10 ans avec leur mère qui leur enseigne la survie en forêt) et tellement adorable âgée de 2 ans.

Si jamais vous avez envie d’en savoir davantage ou de vous impliquer, voici le site : http://www.orangutan-appeal.org.uk/