Voyager pour la cause – Publié sur TC Nouvelles/TC Média

Publié sur l’application de TC Nouvelles / Par TC Média – Le samedi 17 juin 2017

– Par Ariane Arpin-Delorme

 

Les voyages caritatifs, ou plus communément nommés : « voyager pour la cause », sont de plus en plus populaires depuis les dix dernières années au Québec et ailleurs.

Peu importe la cause sociale que vous souhaitez encourager, ce genre de voyage permet premièrement de faire une levée de fonds avant le départ (qui peut s’échelonner sur 1 ou 2 ans en général) ET souvent aussi de relever un certain défi sportif à destination par la suite.

Quoi de plus noble que d’amasser des fonds pour une cause qui vous tienne à cœur et de sensibiliser notre entourage à la cause en question en plus de stimuler au dépassement personnel.

 

Agences de voyages spécialisées :

Il existe plusieurs agences de voyages spécialisées, ou du moins en partie, à l’organisation de ce genre de voyage en mini-groupe. Ces agences travaillent donc en partenariat avec certaines fondations. Pour ne nommer que celles-ci : Expédition Monde, Karavaniers, Terra Ultima via Explorateurs Voyages, etc..

Elles offrent aussi un soutien aux participants dans leur collecte de fonds pour les encadrer minimalement dans l’organisation d’activités. Car, il ne faut pas se le cacher : solliciter des fonds à notre entourage ou autre, ce loin d’être évident ! Les gens sont tellement sollicités aujourd’hui pour tout !

Les participants ont le choix de joindre un mini-groupe offert par l’agence de voyages ou la fondation. Ou bien de choisir leur voyage en privé par eux-mêmes selon la destination souhaitée et avec l’agence de voyages de leur choix (toujours en amassant des fonds pour une fondation).

En général les participants doivent amasser de 5000 à 10 000$ par exemple, dont une partie qui paiera pour le voyage. Le reste des fonds sera redirigé à la fondation pour financer la recherche sur le cancer ou aider une cause sociale.

 

Personnellement, j’ai eu la chance unique de guider quelques voyages caritatifs en mini-groupe dans le passé, par exemple vers le Camp de base de l’Everest au Népal pour la Société de Recherche du Cancer. Ce fut de loin les voyages les plus significatifs que j’ai eu la chance de guider comme entre autres la plupart des voyageurs étaient soit des survivants du cancer ou soit qu’ils venaient malheureusement de perdre un être cher. Vous comprenez donc que d’arriver au Camp de base de l’Everest fut encore plus significatif à mon avis pour ces voyageurs ! De plus, la démarche d’amasser les fonds, assez ardue pour certains selon le réseau de contacts disponible, et de s’entrainer pendant 1 an ou 2 rend définitivement l’expérience encore plus enrichissante !

 

Des exemples de fondations au Québec qui sont bien actives dans l’organisation de voyage caritatifs ou qui travaillent plus dans l’ombre de pair avec des agences de voyages :

  • Société de Recherche du Cancer
  • Fondation des maladies du coeur
  • Leucan
  • Diabète Québec
  • Le Phare Enfants et Famille
  • La Fondation des hôpitaux Enfant-Jésus – Saint-Sacrement
  • Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau

Et j’en passe…

 

Afin de vous faire rêver…

Des exemples de voyages caritatifs offrant un défi physique à réaliser

  • Ascension du Kilimanjaro en Tanzanie ;
  • Ascension du mont Mera ou Island Peak au Népal ;
  • Ascension de l’Aconcagua en Argentine ;
  • Trek du camp de base de l’Everest au Népal ;
  • Trek de Ausangate au Pérou ;

Ou plutôt des voyages d’aventure douce :

  • Randonnée dans les massifs des Iles Canaries (Espagne) ;
  • Aventure dans la jungle du Costa Rica ;
  • Aventure dans les pics tourmentés de Madère au Portugal ;
  • Randonnée dans la région du Grand Canyon aux États-Unis ;
  • Aventure sicilienne parmi les volcans en Italie ;
  • Expédition à vélo au Rajasthan en Inde ;
  • Randonnée à la Grande muraille de Chine ;
  • Randonnée en Islande ;

Voyager pour la cause, ça ajoute assurément un aspect plus significatif à une expérience de voyage !

Il faut seulement avoir la patience et la volonté d’amasser des fonds !

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Les peuples nomades des steppes mongoles – Publié sur TC Nouvelles/TC Média

Publié sur l’application de TC Nouvelles / Par TC Média – Le samedi 30 avril 2016

– Par Ariane Arpin-Delorme

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Malgré des réalités quotidiennes souvent bien différentes, les ressemblances sont parfois surprenantes entre le voyageur itinérant et le Mongol nomade…

Dans ce pays plat, tout relief plus haut qu’une maison à deux étages est une montagne « uul ». À l’horizon, quelques groupes de yourtes blanches (« ger » en mongol) se dessinent. Elles semblent se protéger du monde moderne. Selon la légende, la yourte est un symbole de paix et de rassemblement familial. C’est aussi la solution optimale pour contrer aux intempéries. Si la chance vous sourit, vous pourriez même arriver juste au bon moment afin de démonter une yourte. Loger au sein d’une petite communauté locale représente une belle opportunité à saisir afin d’entrer en contact avec une famille. Pourquoi ne pas participer aux tâches quotidiennes : traite des vaches, sciage du bois, coupe du fromage « aruul » à l’aide d’un cheveu, apprendre les rudiments des jeux d’osselets, dégustation de la vodka mongole en compagnie des grands-mères, préparation d’un repas traditionnel tel le ragoût « khorkhog ». Profitez-en pour enfiler l’habit traditionnel « deel », une robe manteau faite de soie ou de drap feutré. Ajoutée d’une écharpe de couleur jaune ou orangée, en guise de ceinture, les hommes sont coiffés d’un chapeau alors que les femmes se recouvrent la tête d’un foulard coloré. Les hautes bottes noires apportent la touche finale.

Il est intéressant de noter que les nomades mongoles ne se déplacent pas par choix de vie et d’envie de liberté, mais plutôt pour des raisons reliées aux conditions climatiques hostiles. Il ne faudrait pas imaginer que le nomadisme est une errance aveugle, au gré des fantaisies; les bêtes ne le supporteraient pas. Vivant dehors tout au long de l’année, ce sont, selon les régions, des troupeaux de bovins, de yaks, de moutons, de chèvres et de chameaux (le chameau de Bactriane, à deux bosses, capable de supporter le rude hiver) qui constituent le mode de subsistance et de revenus principal. Quand l’herbe est épuisée autour de la yourte, la famille et son troupeau se déplacent. Les éleveurs mongols connaissent dès le début de l’année l’ensemble de leur trajet et leurs points de campement. Il s’agit donc bien d’une façon de dominer les éléments de la nature. Même Ourga, l’ancienne capitale, se déplaçait !

En Mongolie où il n’y a pas vraiment de transport en commun, même les routes se déplacent et deviennent ainsi semi-nomades, telles les rivières au travers des saisons. La plupart des nomades se déplacent à cheval, cet animal élégant est bien significatif.

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L’hospitalité mongole est une tradition ancestrale ! On dit que les nomades sont très rarement surpris par la venue de visiteurs étrangers ou mongols, car leur style de vie est fait pour accueillir tout passant. La coutume étant d’arrêter à chaque campement lors de sa route afin de prendre le thé au lait salé. Ils s’attendent à la même attention en retour lorsqu’ils en auront besoin. Leur mode de vie les a habitués aux courtes rencontres : chacun a son propre chemin à suivre. C’est le pays où la terre est dure et le ciel est loin! L’entraide et la solidarité sont une condition de survie.

Un merveilleux peuple à rencontrer… en arrivant par le train Trans mongolien au départ de la Chine, en randonnée pédestre, en mini-van russe ou bien sûr à cheval…

 

Consultez des idées d’itinéraires voyage en Mongolie sur Esprit d’Aventure.

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